fête de la musique à ParisDiangienda Wabasolele respecte la traditionDès le début de l'après-midi, sur les places parisiennes,
du Châtelet aux quais de Seine, les «couacs» d'harmonies
de quartier ou d'amicales, reconnaissant n'avoir eu que «peu de
temps pour répéter», se faisaient entendre tandis
que des chorales, parfois quasi improvisées et encore sous le
charme des «Choristes», entonnaient dans la bonne humeur
des airs du film, parsemés de quelques fausses notes.Mais les musiciens de la fanfare kimbanguiste de Paris eux savaient ce qu’ils devraient faire, interpréter des airs divers :la Marseillaise, l'Hymne à la Joie et autres animations populaires. Les musiciens, pour la plupart rentraient du travail. A leur arrivée, chacun installe le pupitre et les partitions. A priori, personne ne les prend au sérieux. Leur premier morceau, la Marseillaise. Pendant son exécution, les badauds grossissent les rangs. A la fin, des « Papa Armand » ne contenant pas sa joie, abandonne son trombone et se met à défiler avec ses deux frères suivis des kimbanguistes et surtout des badauds qui témoignaient à l’occasion la Fanfare kimbanguiste de sa prestation. Des prospectus au nombre important se distribuent comme les journaux gratuits : Le Métro ou 20 Minutes. Des curieux veulent des plus amples informations sur l’origine de la fanfare. D’autres encore recherchent les conditions d’adhésion. Finalement, c'est à 23h, au grand dam des « Fans » que la Faki a mis fin à sa prestation. Paris aura donc été l'épicentre mondial de la manifestation créée par Jack Lang. Et la musique «made in France» aura rayonné au propre comme au figuré à l'international. |
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